Le Temps Qui Passe
Eglise Saint-Bernard, Paris 8 juin 2024
En 2024, Elsa Wolliaston était chorégraphe invitée au sein du projet La Ville Dansée, à l’initiative du Paris Dance Project de Benjamin Millepied et Solenne du Haÿs-Mascré.
« Si les monuments inscrivent des récits officiels dans le dur de la pierre, La Ville dansée quant à elle propose à 10 chorégraphes internationaux, de réanimer des fantômes éclairant le présent à la faveur de corps dansants, fragiles et vibrants. Dans l’empathie ressentie à l’évocation de destins méconnus, La Ville dansée enlace le présent avec le passé. »
Le temps qui passe
Chorégraphe : Elsa Wolliaston Co chorégraphe : Fabien de Chavanes Musicien et conseiller musical : Bruno Besnaïnou Distribution : Gwen Sampe, Léna Lenglet, Sylvette Annibal, Fabien de Chavanes
Peu de quartiers à Paris symbolisent comme celui de la Goutte d’or l’accueil des personnes venues de tous les coins du monde. En découle une énergie, une richesse, une sociabilité portée le plus souvent par la joie et le courage des femmes. En 1996, en ouvrant ses portes à 300 « sans-papiers », avec l’accord d’Henri Coindé, curé de la paroisse, l’église Saint-Bernard mit en acte le principe de solidarité cher au quartier. Les images de leur expulsion brutale par les forces de l’ordre feront le tour du monde. Face au parvis de l’église, un square commémore Said Bouziri, militant d’origine tunisienne très actif dans les mouvements des années 1970 pour les droits des immigrés. Un pont dansé relie l’église au square, le temps d’une chorégraphie habitée par la force des liens qui rassemblent et résistent à la peur de l’autre.
Avec Le temps qui passe, la chorégraphe américaine Elsa Wolliaston et le chorégraphe Fabien de Chavanes donnent place aux liens de soutien et d’amitié qui se nouent entre ceux venus de loin, au risque de leur vie, ceux dont les histoires personnelles sont marquées par la douleur, la crainte, mais aussi l’espoir, afin de trouver une terre d’accueil dans la patrie des droits de l’homme.